Garçon, un deuxième café pour la solidarité !

Source: metronews.fr/nantes

Florian Hervieux

Le café en attente arrive à Nantes. Le client paie un peu plus que sa note et offre ainsi un café à une personne dans le besoin. L’association Tout en attente souhaite élargir le projet à d’autres types de commerces.

Les clients peuvent déjà offrir un "café en attente" à un inconnu dans le besoin dans quatre bistrots nantais. Photo : © FH/metronews

Les clients peuvent déjà offrir un « café en attente » à un inconnu dans le besoin dans quatre bistrots nantais. Photo : © FH/metronews

A Nantes, on peut désormais boire un café et en payer deux. Une arnaque ? Non, un geste solidaire ! Car le café non consommé est réservé à une personne dans le besoin : étudiant précaire, SDF ou personne âgée démunie. Ce concept baptisé « café suspendu » ou « en attente » est né en Italie, pays du café par excellence. Déjà en place dans quelques villes françaises, il vient d’être importé à Nantes par l’association Tout en attente.

« Depuis le lancement de l’opération il y a dix jours, on a vendu plus de cafés en attente que réellement consommés », observe Eric Jallais, patron de Chez Mauricette, premier établissement de la ville engagé dans l’opération*. Ici, le café est à 1,5 €. Mais celui en attente est facturé à prix coûtant, seulement 50 centimes. « On ne fait aucun profit et on reversera même un surplus à l’association ».

Le café, mais aussi la baguette

Car « l’association Tout en attente a pour rôle de développer le concept par le bouche-à-oreille », souligne Jacques Boy, son créateur. D’autant qu’à Nantes, le principe est voué à être étendu au-delà du simple café. Car pourquoi ne pas mettre en attente une baguette, une coupe de cheveux ou encore un achat chez le pharmacien ? L’idée porte ses fruits. La pizzeria Le Rital et une boulangerie de Pirmil se sont déjà engagés. Un salon de coiffure du centre-ville pourrait lui aussi s’investir dans les jours qui viennent.

En plus de sensibiliser les commerçants, Tout en attente travaille aussi avec des acteurs de l’urgence sociale, en lien avec les personnes précaires. Car si certains clients allongent volontiers le montant de l’addition, « il faut maintenant que les gens de la rue osent franchir notre porte », lance Eric Jallais.

* La Réserve, La Cale 2 créateurs et Chez Tonton sont les trois autres cafés aujourd’hui engagés.

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